11 déc 2009

Philo – résumé et biblio cours 9

Posted by samuel

Engagement personnel et pragmatisme

 

Introduction

 

- Retour sur la question de la justice : la nécessité pour l’enseignant de penser son action au sein d’un schéma moral.

- La question du choix et de la place des valeurs dans la relation éducative.

- Le problème de la frontière entre droits et devoirs en matière de morale éducative.

 

I . De l’existence des valeurs en situation éducative

 

A . La valeur morale de toute individuation. (Foucault, L’ordre du discours, 1970)

- Une interrogation sur le savoir comme pouvoir.

- Les procédures de contrôle externe au discours : interdit, partage, opposition vrai-faux.

- Les procédures de contrôle internes au discours : commentaire, auteur, disciplines.

- Les procédures de contrôle « régulatrices d’accès » : rituel, sociétés de discours, doctrines, appropriation sociale.

- « L’éducation a beau être, de droit, l’instrument grâce auquel tout individu, dans une société comme la notre, peut avoir accès à n’importe quel type de discours, on sait bien qu’elle suit, dans sa distribution, dans ce qu’elle permet et ce qu’elle empêche, les lignes qui sont marquées par les distances, les oppositions et les luttes sociales. Tout système d’éducation est une manière politique de maintenir ou de modifier l’appropriation des discours, avec les savoirs et les pouvoirs qu’ils emportent avec eux » p. 46

B . L’effacement de l’enseignant face au relativisme moral des individus. (Lyotard, La condition post-moderne, 1979)

- L’enseignement (supérieur) est un sous-système du système social

- L’éducation peut se passer des enseignants.

- La morale est absente

 

II . Le caractère éthique de l’action de l’enseignant.

 

A . Autrui et le problème de la transmission des valeurs. (Levinas, Humanisme de l’autre homme, 1972)

- Une perspective phénoménologique

- Autrui comme problème cognitif et éthique.

- L’éthique du visage et la responsabilité envers autrui.

B . La déontologie comme frontière. (R. Ogien, L’éthique aujourd’hui – maximalistes et minimalistes, 2007)

- Contre l’éthique maximale proposée par la tradition philosophique

- Les trois principes d’une éthique minimale

- « Ce que nous faisons de nous-mêmes n’a pas d’importance morale, tant que nous ne causons pas de tort direct à autrui » p. 196

- Application au cas de l’éducation : ‘éthique minimale nous permet de tracer une double frontière qui préserve tant l’autonomie de l’enseignant, par la préservation d’une certaine sphère privée, que celle de l’élève.

- La déontologie nous sert à écarter l’aléa moral

- «  Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. [...] La diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. » Descartes, « Première partie » in Discours de la méthode, 1637.

 

Conclusion générale du cours

 

Bibliographie :

 

DESCARTES, René, « Première partie », Le discours de la méthode, in Oeuvres philosophiques I, Paris, Garnier, coll. « classiques », 1997 (1637 pour l’édition originale). [également disponible à l'adresse suivante : http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_la_méthode/Première_partie ]

 

*** FOUCAULT, Michel, L’ordre du discours, Paris, Gallimard, 1970.

 

LEVINAS, Emmanuel, « Sens et éthique », in Humanisme de l’autre homme, Paris, Fata Morgana, 1972.

 

* LYOTARD, Jean-François, « L’enseignement et sa légitimation par la performativité », in La condition post-moderne, Paris, Les éditions de minuit, 1979.

 

* OGIEN, Ruwen, « Introduction », in L’éthique aujourd’hui – maximalistes et minimalistes, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2007.

 

 

 

* : à lire en priorité.

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