15 déc 2009

Socio – résumé et biblio cours 8

Posted by samuel

3ème partie : LES MARGES SOCIALES

L’éducation spécialisée

 

Introduction

 

- Le système éducatif propose une norme de socialisation et d’éducation : cursus scolaire classique, programmes standards, organisation du temps scolaire identique.

- Comment faire lorsque l’on ne répond pas aux critères de cette norme ?

- Quelles solutions est-on en mesure de proposer à ceux qui n’arrivent pas à s’intégrer au sein de ce schéma d’apprentissage ?

- Une prise en charge spécifique signifie-t-elle que l’on créé un régime inégalitaire ?

- Quel but se propose alors cette prise en charge : permet-elle de réintégrer ceux qui en bénéficient ou leur propose-t-elle une orientation complètement différente ?

 

I . De l’impératif éducatif à une prise en charge spécifique.

 

A . Le cadre constitutionnel et son évolution institutionnelle.

- Le texte de référence : l’article 13 du préambule de la constitution de 1946 : « La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État »

- Une progressive compréhension de l’anormalité : de Diderot à Jean Itard.

- L’obligation scolaire et l’intégration des « enfants arriérés » à la Belle Époque

- L’avènement de prises en charge adaptées de 1943 à 1975.

- La loi n°2005-102 du 11 février 2005 dite « loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées »

B . Le cas du handicap.

- Réalité statistique des élèves en situation de handicap dans l’Éducation Nationale

- La définition d’un Projet Personnel de Scolarisation (PPS)

- L’existence de plusieurs possibilités éducatives

- La possibilité d’une évolution et de changements au sein de ces cursus

- Une différence de degré concernant la finalité intégratrice, en fonction du type de scolarisation.

- Le constat d’une prise en charge et d’un accompagnement global offert par l’éducation nationale.

C . Le cas de l’échec scolaire.

- L’exemple de l’accompagnement éducatif comme réponse institutionnelle.

- Une solution qui repose sur le volontariat.

- Les conséquences sur d’autres dispositifs non-institutionnels : l’exemple du Coup de Pouce à la Lecture et sa forte diminution récente.

- Un problème récurrent : le financement des dispositifs.

 

II . Aspects normatifs et réponses individuelles.

 

A . L’individualisation des cursus en question.

- Une individualisation de plus en plus marquée.

- Pourtant on observe un régime dual entre la scolarisation ordinaire selon une logique collective et la scolarisation adaptée selon une logique individuelle

- L’existence d’une réelle possibilité de réadaptation en question.

- L’hypothèse d’une évolution vers un système de type finlandais exerçant un accompagnement personnalisé pour chacun.

B . Des logiques sociales à l’œuvre.

- Le cas des élèves qui ne sont pas considérés comme « hors système » et qui pourtant pâtissent d’une organisation collective.

- Nouvel exemple d’une logique bourdieusienne de sélection à travers la reproduction.

- L’observation de la persistance d’un système normatif et de ses « marges » sociales via l’éducation

C . De l’égalité à l’équité. (partiellement traité)

- Joël Zaffran, Quelle école pour les élèves handicapés ? (2007)

Faire attention à la bonne mise en œuvre des prérogatives prévues par la loi de 2005. ex: formation prévue pour tous les personnels.

Faire attention à la décentralisation des pouvoirs et des compétences qui ne doit pas conduire à une gestion différenciée et plus libérale.

Faire attention à l’impératif de clarification que doit opérer l’État entre tous les intervenants et les structures

« L’essentiel est de ne pas perdre de vue que l’irréversibilité de l’intégration scolaire à l’école ordinaire repose en grande partie sur la crédibilité de l’engagement de l’État et la défense sincère des enjeux de la loi par les gouvernements qui se succèderont. […] Il revient en fait à l’État de soutenir les efforts d’une collaboration jamais figée entre les différents champs, de faciliter le passage d’une institution à l’autre lors du projet d’intégration scolaire ou au terme de celui-ci » p. 130-131

- P. Rosanvallon, La crise de l’Etat-providence (1981), La nouvelle question sociale (1995)

→ Selon lui, on observe une crise valeurs républicaines (Liberté, égalité, fraternité)

La remise en cause contemporaine du principe d’égalité.

Vers la substitution du principe d’équité répondant aux logiques de redistribution et de prise en charge par l’État.

 

Conclusion

 

Bibliographie :

 

* FUSTER, Philippe, JEANNE, Philippe, « chapitre 1 : le handicap aujourd’hui : état des lieux » et « chapitre 2 : l’évolution idéologique et législative ou de l’exclusion à la scolarisation », in La scolarisation des enfants en situation de handicap, Paris, Berger-Levrault, 2009.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, « 1.6 La scolarisation des élèves handicapés », in Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, 2009, disponible sur le site : http://media.education.gouv.fr/file/2009/95/5/RERS_2009_FINAL_WEB_117955.pdf

*** ZAFFRAN, Joël, Quelle école pour les élèves handicapés ?, Paris, La découverte, coll. « Alternatives sociales », 2007.

 

 

* : à lire en priorité

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