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15 déc 2009

Socio – résumé et biblio cours 10

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Une égalité des chances ?

 

Introduction

 

I . De l’égalité à l’égalité des chances.

 

A . Le concept d’égalité des chances.

- Égalité de fait / égalité de droit

- La parabole des talents / La DDHC de 1789

- L’émergence du concept d’égalité des chances : de Charles de Gaulle à Azouz Begag.

- La loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances

B . L’origine américaine des politiques d’éducation prioritaire.

- Le cadre originel : le principe de séparation dans l’égalité.

- La déségrégation scolaire : le cas Brown VS Topeka Board of Education et l’inconstitutionnalité de la séparation du fait qu’elle créée une inégalité de fait (de facto)

- Les débuts de l’Affirmative action

C . Les politiques de discrimination positive dans l’éducation.

- L’existence des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles en question

- L’accès aux grandes écoles et la récente mise en place de procédures spéciales

- Les politiques d’éducation prioritaire : « La politique de l’éducation prioritaire est une réponse aux difficultés sociales et scolaires concentrées dans certains établissements. Elle s’appuie sur une discrimination positive au service de l’égalité des chances. Elle tend à développer l’emploi des moyens publics qui permet de lutter contre les inégalités sociales et économiques dans les collèges et les lycées » (Ministère de l’Education Nationale)

- Est-ce vraiment compatible avec une libéralisation de l’enseignement ?

 

II . Quelle égalité des chances aujourd’hui ?

 

A . Débat : Deux individus ont-ils les mêmes chances de se réaliser ?

 

B . Débat : l’école a-t-elle pour but de réduire ces écarts ?

 

C . Débat : l’école permet-elle de réduire ces clivages ?

 

Conclusion générale du cours

 

Bibliographie :

 

* ANONYME, Evangile selon Saint Matthieu, XXV, 14-30. [disponible sur le site : http://www.lexilogos.com/bible/jerusalem_matthieu.htm#25 ]

COLLECTIF, « loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances », sur le site : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000268539

* COLLECTIF, « article premier », in Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, 1789 [disponible sur le site : http://www.textes.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10086&ssrubrique=10087&article=10116 ]

COUR SUPRÊME DES ETATS-UNIS, « Plessy V. Ferguson », 1896, disponible sur le site : http://en.wikisource.org/wiki/Plessy_v._Ferguson

COUR SUPRÊME DES ETATS-UNIS, « Brown V. Board of Education », 1954-1955, disponible sur le site : http://caselaw.lp.findlaw.com/scripts/getcase.pl?court=US&vol=347&invol=483

DE GAULLE, Charles, « Discours de Constantine du 12 décembre 1943 », in Discours et messages Volume I – Pendant la guerre (1940-1946), Paris, Plon, 1970.

*** DUBET, François, L’école des chances, Paris, Le seuil, coll. « La république des idées », 2004.

JOHNSON, Lyndon B., « Commencement Address at Howard University : To Fulfill Theses Rights », 4 juin 1965, disponible sur le site : http://caselaw.lp.findlaw.com/scripts/getcase.pl?court=US&vol=347&invol=483

* ROBERT, Bénédicte, Les politiques d’éducation prioritaire, Paris, PUF, coll. « éducation & société », 2009.

* ROSANVALLON, Pierre, « Repenser l’égalité des chances », in La nouvelle question sociale, Paris, Le seuil, 1995.

 

 

* : à lire en priorité

15 déc 2009

Socio – résumé et biblio cours 9

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La formation au-delà de la scolarisation

 

Introduction

 

- Après les marges dans le système éducatif, les marges en dehors du système éducatif

- Le rapport à l’égalité : de la non obligation aux trajectoires individuelles diverses

- Le rapport à la socialisation et aux logiques scolaires.

- L’existence et le besoin de tels mécanismes à la marge du système scolaire.

 

I . L’éducation à domicile : la socialisation a minima.

 

A .Réalité de l’éducation à domicile et aspects légaux .

- La garantie constitutionnelle de la liberté individuelle de choisir son instruction face à la réalité institutionnelle.

- La réalité statistique : une pratique encore marginale

- Le manque de données et la marginalisation opérée par l’Éducation Nationale : le « Rapport fait un nom de la commission d’enquête relative à l’influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique mentale des mineurs » n° 3507 rendu public le 12 décembre 2006.

B . Les raisons d’un tel choix : essai de sociologie compréhensive. (C. Baker, Insoumission à l’école obligatoire,1985)

- Raisons d’ordre idéologique

- Raisons relatives à la psychologie enfantine et à l’épanouissement de l’enfant.

 - Raisons d’ordre sociologique : se défaire de la reproduction du système éducatif

C . Les conséquences (potentielles) sur la socialisation.

- La revendication d’un individualisme exacerbé : une logique de retrait de toute vie sociale.

- L’absence de structures sociales.

- Le défaut d’interactions

 

II . La formation continue : la socialisation individualisée. (non traité)

 

 

III . L’éducation populaire : la socialisation alternative.

 

A . Genèse et développement de l’éducation populaire.

- trouve son origine dans l’entre-deux guerres

- Grâce notamment à la politique du Front Populaire (congés payés, olympiades populaires, réductions sur les transports et incitations aux loisirs)

- Introduit une nouvelle conception du rapport à la jeunesse

- Le tournant des années 1950 : une politique publique de la jeunesse en voie d’élaboration et le renforcement des organismes de jeunesse.

- Depuis, un renforcement et une professionnalisation du secteur éducatif

- Un subventionnement et une intervention étatique toujours aussi présents ?

B. Une réalité protéiforme.

- La diversité des structures : publiques, associatives, privées.

- La diversité des acteurs : professionnels, occasionnels, bénévoles.

- Traits statistiques principaux : un secteur en constant développement

- « résulte de la nécessité de répondre à un besoin d’action sociale » (Source : « Les professionnels de l’action sociale, culturelle et sportive », Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville)

- Un statut souvent précaire

C . Une socialisation par l’éducation plus complète.

- Socialisation : intégration et régulation par la vie en collectivité.

- Individualisation : une liberté et une possibilité d’initiatives individuelles ou collectives accrues.

- Interaction : élargissement des cercles de socialisation et apprentissage alternatif.

- Des processus éducatifs en dehors de la scolarisation et de la reproduction : l’absence de logique officielle, palier aux lacunes inhérentes aux habitus individuels.

- Complète véritablement la scolarisation plus qu’elle ne la remplace.

 

Conclusion

 

Bibliographie :

 

* AUGUSTIN, Jean-Pierre, GILLET, Jean-Claude, L’animation professionnelle. Histoire, acteurs, enjeux, Paris, L’Harmattan, coll. « débats jeunesses », 2000.

BAKER, Catherine, Insoumission à l’école obligatoire, Paris, Bernard Barrault, 1985. [également disponible sur le site : http://tahin-party.org/textes/cbaker.pdf.zip ]

* MIGNON, Jean-Marie, Une histoire de l’éducation populaire, Paris, La découverte, coll. « Alternatives sociales », 2007.

PROST, Antoine, « Jeunesse et société dans la France de l’entre-deux-guerres », in Éducation, Société et politiques, Paris, Le seuil, coll. « points histoire », 1997.

PROST, Antoine, « 13 : L’avènement des copains » et « 16 : L’essor de la formation permanente », in Histoire de l’enseignement et de l’éducation IV. Depuis 1930, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2004 (2ème édition).

 

* : à lire en priorité.

15 déc 2009

Socio – corrigé du devoir maison

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Corrigé du DM « Les enjeux sociologiques de la réforme du lycée »

 

I . Points de méthodologie.

 

A . La construction du raisonnement

- Établir une problématique à partir d’un sujet descriptif

Resituer le sujet dans son contexte = discours du 13 octobre + suite aux réformes Darcos de 2008-2009.

Se demander ce qui pose problème ou qui doit être interrogé à travers ce sujet. Le terme « enjeux sociologiques » appelle en effet un raisonnement relatif aux mécanismes sociaux à l’œuvre dans l’institution lycéenne et qui risquent d’être modifiées.

Adopter un point de vue sociologique, d’analyse, et non politique, d’opinion.

- Type de plan

Aspects positifs / négatifs

Différentes interprétation selon les théories de la socialisation : fonctionnalisme / individualisme / interactionnisme

Thématique

B . Contenu et connaissances.

- Ne plus raisonner comme un élève mais comme un potentiel acteur voire décideur éducatif

penser à aux enjeux globaux des problèmes plus qu’au bien-être des lycéens = la possibilité de s’investir dans un engagement associatif dès 16 ans n’est pas seulement intéressant du point de vue de l’élève mais implique l’ouverture vers de nouveaux cercles de socialisation et le passage plus rapide vers une socialisation secondaire.

Envisager le point de vue de l’enseignant autant que celui de l’élève. Est-il par exemple formé et apte à encadrer des séances d’accompagnement ? Les vacances scolaires sont-elles véritablement le lieu de la mise en place de séances de rattrapage ?

Envisager le lycéen comme un acteur du système, c’est-à-dire comme un individu pris dans des logiques sociales. On peut par exemple se demander si le choix laissé dans l’orientation traduit réellement une plus grande liberté individuelle ?

- Bien justifier ses arguments

par le recours aux théories sociologiques. Ne pas parler du fonctionnalisme sans en expliquer les grands principes ou sans faire appel à l’un des auteurs de ce courant, tel E. Durkheim.

par le recours aux données et aux enquêtes sociologiques. Ne pas mentionner le fait que «il est bien connu que l’on parle très mal les langues étrangères en France » sans avoir recours aux comparaisons que nous fournit l’appareil statistique de l’Union Européenne

citer les passages précis du projet de réforme que l’on souhaite traiter dans un paragraphe. Ne pas mentionner l’augmentation des heures de classe d’un élève alors qu’elles sont en diminution (27h) ou que les enseignants devront faire moins ou plus d’heure (l’accompagnement scolaire fait partie du service de l’enseignant, relatif à sa qualification : 18h / certifié et 15h / agrégé)

- Ne pas hésiter à aller chercher des éléments dans d’autres parties du cours ou dans d’autres sources d’information

Parler de la reproduction sociale et du choix des individus

Des élèves à la marge, tels que les handicapés ou ceux en difficultés scolaires

L’origine et la mission de l’institution qu’est le lycée.

C . Points particuliers.

- Orthographe et la syntaxe… Il peut être facilement agaçant pour un correcteur de voir un élève se plaindre du niveau des langues étrangères, dans une copie qui ne respecte que très approximativement les codes de la langue française…

- Les concepts tels que l’Etat et l’Homme prennent toujours une majuscule

- Luc Chatel est bien l’actuel ministre de l’éducation nationale, et non Xavier Darcos, depuis le remaniement ministériel du 23 juin 2009 !

 

II . Éléments de réflexion pour une correction.

 

Introduction :

- Projet de réforme est présenté par Nicolas Sarkozy dans son discours. Il y évoque un ensemble de mesures qui sont une nécessité relativement à la situation du lycée. Certes l’idée d’une réforme du lycée n’est pas nouvelle, cf. Darcos. Mais qu’est-ce qui fait l’originalité de celle-ci ?

- A quels impératifs sociaux cherche-t-on à répondre avec cette réforme ? Qu’est-ce qui en fait le caractère d’urgence au vu de la situation actuelle ? Les mesures proposées permettent-elles de répondre à ces problèmes ? Dans ce cas, quelles sont les conséquences de celles-ci sur le fonctionnement social de l’institution scolaire ?

- Annonce du plan.

A . Rupture et continuité des schèmes sociaux structurants.

- Une intégration accrue de l’élève au sein de son environnement. Cf. Action associative, accroissement de la pratique des langues, possibilité de faire des stages en entreprise, interaction accrue vis-à-vis des personnels éducatifs.

- Un régulation toujours marquée par la présence de cadres scolaires, malgré la possibilité d’en changer. Cf. Maintien des filières séparées (contrairement à Darcos), disciplinarisation encore accrue (disparition de l’histoire-géo en term S, des maths en 1ère L).

- Des professeurs moins marqués par leur discipline que par leur fonction sociale.

B . La promotion de l’individualisme.

- La responsabilisation de l’élève. Cf. Choix de son orientation, prise en compte de ses activités extra-scolaires (« livret de compétences »), éviter le redoublement.

- Sortir l’individu de ses déterminismes sociaux-culturels. Cf. développement des outils culturels, nomination d’un référent culturel, accompagnement permettant de remplacer les parents pour les devoirs.

- Favoriser l’échelon local à travers le développement de la notion de projet d’établissement.

C . La persistance des mécanismes de reproduction scolaire.

- Une reproduction toujours à l’œuvre : le choix ne doit pas masquer les déterminismes sociaux qui les président. Cf. Bourdieu

- Une formation des enseignants qui n’accompagne pas ce processus. Cf. mesures actuelles sur la mastérisation.

- Un manque de cohérence vis-à-vis de l’ensemble du système éducatif. Cf. la théorie du changement éducatif chez Durkheim comme une action globale

Conclusion:

- Des enjeux sociologiques qui débordent le cadre strictement éducatifs pour s’intégrer pleinement dans les rouages plus vastes des mécanismes de la sphère sociale.

- C’est pourquoi on retrouve là une logique plus politique qu’éducative, où l’accent idéologique (l’individualisme) efface l’échelle des priorités éducatives

- Traduit une certaine forme de consensus politique autour de la remise en cause de la notion d’égalité. Cf. Rosanvallon et La nouvelle question sociale.

15 déc 2009

Socio – résumé et biblio cours 8

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3ème partie : LES MARGES SOCIALES

L’éducation spécialisée

 

Introduction

 

- Le système éducatif propose une norme de socialisation et d’éducation : cursus scolaire classique, programmes standards, organisation du temps scolaire identique.

- Comment faire lorsque l’on ne répond pas aux critères de cette norme ?

- Quelles solutions est-on en mesure de proposer à ceux qui n’arrivent pas à s’intégrer au sein de ce schéma d’apprentissage ?

- Une prise en charge spécifique signifie-t-elle que l’on créé un régime inégalitaire ?

- Quel but se propose alors cette prise en charge : permet-elle de réintégrer ceux qui en bénéficient ou leur propose-t-elle une orientation complètement différente ?

 

I . De l’impératif éducatif à une prise en charge spécifique.

 

A . Le cadre constitutionnel et son évolution institutionnelle.

- Le texte de référence : l’article 13 du préambule de la constitution de 1946 : « La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État »

- Une progressive compréhension de l’anormalité : de Diderot à Jean Itard.

- L’obligation scolaire et l’intégration des « enfants arriérés » à la Belle Époque

- L’avènement de prises en charge adaptées de 1943 à 1975.

- La loi n°2005-102 du 11 février 2005 dite « loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées »

B . Le cas du handicap.

- Réalité statistique des élèves en situation de handicap dans l’Éducation Nationale

- La définition d’un Projet Personnel de Scolarisation (PPS)

- L’existence de plusieurs possibilités éducatives

- La possibilité d’une évolution et de changements au sein de ces cursus

- Une différence de degré concernant la finalité intégratrice, en fonction du type de scolarisation.

- Le constat d’une prise en charge et d’un accompagnement global offert par l’éducation nationale.

C . Le cas de l’échec scolaire.

- L’exemple de l’accompagnement éducatif comme réponse institutionnelle.

- Une solution qui repose sur le volontariat.

- Les conséquences sur d’autres dispositifs non-institutionnels : l’exemple du Coup de Pouce à la Lecture et sa forte diminution récente.

- Un problème récurrent : le financement des dispositifs.

 

II . Aspects normatifs et réponses individuelles.

 

A . L’individualisation des cursus en question.

- Une individualisation de plus en plus marquée.

- Pourtant on observe un régime dual entre la scolarisation ordinaire selon une logique collective et la scolarisation adaptée selon une logique individuelle

- L’existence d’une réelle possibilité de réadaptation en question.

- L’hypothèse d’une évolution vers un système de type finlandais exerçant un accompagnement personnalisé pour chacun.

B . Des logiques sociales à l’œuvre.

- Le cas des élèves qui ne sont pas considérés comme « hors système » et qui pourtant pâtissent d’une organisation collective.

- Nouvel exemple d’une logique bourdieusienne de sélection à travers la reproduction.

- L’observation de la persistance d’un système normatif et de ses « marges » sociales via l’éducation

C . De l’égalité à l’équité. (partiellement traité)

- Joël Zaffran, Quelle école pour les élèves handicapés ? (2007)

Faire attention à la bonne mise en œuvre des prérogatives prévues par la loi de 2005. ex: formation prévue pour tous les personnels.

Faire attention à la décentralisation des pouvoirs et des compétences qui ne doit pas conduire à une gestion différenciée et plus libérale.

Faire attention à l’impératif de clarification que doit opérer l’État entre tous les intervenants et les structures

« L’essentiel est de ne pas perdre de vue que l’irréversibilité de l’intégration scolaire à l’école ordinaire repose en grande partie sur la crédibilité de l’engagement de l’État et la défense sincère des enjeux de la loi par les gouvernements qui se succèderont. […] Il revient en fait à l’État de soutenir les efforts d’une collaboration jamais figée entre les différents champs, de faciliter le passage d’une institution à l’autre lors du projet d’intégration scolaire ou au terme de celui-ci » p. 130-131

- P. Rosanvallon, La crise de l’Etat-providence (1981), La nouvelle question sociale (1995)

→ Selon lui, on observe une crise valeurs républicaines (Liberté, égalité, fraternité)

La remise en cause contemporaine du principe d’égalité.

Vers la substitution du principe d’équité répondant aux logiques de redistribution et de prise en charge par l’État.

 

Conclusion

 

Bibliographie :

 

* FUSTER, Philippe, JEANNE, Philippe, « chapitre 1 : le handicap aujourd’hui : état des lieux » et « chapitre 2 : l’évolution idéologique et législative ou de l’exclusion à la scolarisation », in La scolarisation des enfants en situation de handicap, Paris, Berger-Levrault, 2009.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, « 1.6 La scolarisation des élèves handicapés », in Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, 2009, disponible sur le site : http://media.education.gouv.fr/file/2009/95/5/RERS_2009_FINAL_WEB_117955.pdf

*** ZAFFRAN, Joël, Quelle école pour les élèves handicapés ?, Paris, La découverte, coll. « Alternatives sociales », 2007.

 

 

* : à lire en priorité

12 déc 2009

Socio – résumé et biblio cours 7

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Les acteurs du champ éducatif

 

Introduction

 

- Retour sur le rôle social de l’école dans la théorie bourdieusienne et le constat d’une autonomie limitée des enseignants

- Les enseignants eux-mêmes seraient issus du processus de reproduction

- Qu’en est-il réellement ? Comment les professeurs sont-ils recrutés ? Quelles sont les conditions exerçant une influence sur leur enseignement ?

 

I . La formation des enseignants : un facteur déterminant.

 

- Distinction initiale entre les différentes catégories d’enseignants : la réalité statistique des effectifs enseignants (lors de l’année scolaire 2008-2009)

A . La longueur des études.

- Une tendance à l’allongement des études pour accéder à un poste

- L’exemple des professeurs des écoles à travers l’évolution de leur formation de 1969 à aujourd’hui.

- Conséquences de cet allongement sur la composition sociale du corps enseignant et sur leurs pratiques.

B . La spécialisation comme spécificité propre au système éducatif.

- Les épreuves des concours de recrutement

- Une triple logique de spécialisation : recrutement par disciplines, valorisation des connaissances universitaires, conformité aux programmes scolaires plus qu’aux acquis personnels.

- L’exemple des concours de l’enseignement secondaire en philosophie.

C . Le renouvellement des enseignants.

- Poursuite de l’exemple de la philosophie (selon les chiffres de l’année 2007-2008) : un faible nombre d’enseignants, marqué par une forte disparité entre les générations, suite aux restrictions successives de postes au concours.

- La création d’un besoin d’enseignants relatif à la stabilité du nombre d’élèves comme conséquence des limitations budgétaires.

- Il n’y a pas besoin de moins d’enseignants mais seulement d’un plus fort taux de vacataires

- La création de fortes discriminations spatiales selon les académies.

 

II . Le rôle et l’influence sociale des enseignants.

 

A . Un vecteur de socialisation et d’individualisation ?

- Rappel de la position de Durkheim sur les enseignants au sein du processus de socialisation.

- Rappel de celle de R.Boudon à propos du rôle des enseignants vis-à-vis du processus d’individualisation.

- Application vis-à-vis de celle de Bourdieu et Passeron :lL’enseignant est un agent du système d’enseignement institutionnalisé.

- L’exemple du film Entre les murs de Laurent Cantet (d’après François Bégaudeau) sorti en 2008 : les trois logiques sociales à l’œuvre.

B . La transmission des savoirs est-elle le seul dénominateur commun ? (Willard Waller, The Sociology of Teaching, 1932)

- L’ambivalence des comportements de l’enseignant : entre direction personnelle et institutionnelle.

- La discipline dépend de la capacité de l’enseignant à s’adapter aux situations en adoptant le comportement adéquat : de la commande à la prière.

- Un affinement de la conception du rôle de l’enseignant

C . Le moral des enseignants.

- Cette dualité se retrouve dans les enquêtes sur le « moral des enseignants » menées par la MGEN

- L’enseignement comme vocation personnelle

 

Conclusion

 

Bibliographie :

 

*   DURU-BELLAT, Marie, VAN ZANTEN, Agnès, « Le métier d’enseignant », in Sociologie de l’école, Paris, Armand Colin, 2006 (2ème édition).

FOTINOS, Georges, Le climat des écoles primaires, Paris, MGEN, 2006.

FOTINOS, George, Le climat scolaire dans les lycées et les collèges, Paris, MGEN, 2006.

***   MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, « Les personnels », in Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, 2009, disponible sur le site : http://media.education.gouv.fr/file/2009/95/5/RERS_2009_FINAL_WEB_117955.pdf

*   PROST, Antoine, Histoire de l’enseignement et de l’éducation IV. Depuis 1930, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2004 (2ème édition) [en particulier les chapitres 5 et 9]

WALLER, Willard, The Sociology of Teaching, New York, Wiley, 1932.

 

 

* : à lire en priorité

12 déc 2009

Socio – résumé et biblio cours 6

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La controverse autour du rôle social de l’école

 

Introduction

 

- Le rôle social de l’école

- L’école est-elle réellement en mesure d’influencer les processus sociaux ? N’est-elle pas au contraire prise dans des logiques plus vastes qui en limitent l’autonomie ?

- Mise en garde vis-à-vis du risque biographique.

 

I . Le système scolaire est-il autonome ?

 

A . L’école comme vecteur de « reproduction ». (Les héritiers, 1964)

- Une enquête sur les caractéristiques des étudiants dans l’enseignement supérieur, en particulier ceux en Faculté de Lettres.

- Les 4 classes sociales et leur représentation dans le supérieur

- Des logiques de choix différentes : entre refuge et relégation.

- L’influence du milieu et son appréciation cachée par l’école.

B . Habitus et violence symbolique. (La reproduction, 1970)

- Définition de l’habitus

- Le pouvoir de violence symbolique

- L’arbitraire culturel et sa légitimation par une autorité pédagogique

- La nécessite de l’habitus pour faire perdurer le système d’enseignement institutionnalisé

- Habitus individuel et habitus de classe

 

II . La place du déterminisme.

 

A . Boudon et le choix rationnel des acteurs. (L’inégalité des chances, 1973)

- Une reprise des données statistiques de B&P en dehors de toute analyse déterministe.

- Le fonctionnement d’une société est le résultat de l’agrégation des décisions et des actes quotidiens d’individus rationnels.

- L’habitus n’existe pas

- L’exemple de l’orientation scolaire différenciée en fonction des classes sociales : l’absence de démocratisation n’est donc qu’un effet pervers des décisions individuelles.

B . Un exemple de parcours scolaire erratique : Daniel Pennac. (Chagrin d’école, 2007)

- La mise en valeur d’une scolarité erratique

- L’action de professeurs bienveillants comme réel facteur de détermination.

- L’oubli des conditions sociales favorables de son environnement familial.

- «  Enfant de bourgeoisie d’Etat, issu d’une famille aimante, sans conflit, entouré d’adultes responsables qui m’aidaient à faire mes devoirs… Père polytechnicien, mère au foyer, pas de divorce, pas d’alcooliques, pas de caractériels, pas de tares héréditaires, trois frères bacheliers (des matheux, bientôt deux ingénieurs et un officier), rythme familial régulier, nourriture saine, bibliothèque à la maison, culture ambiante conforme au milieu de l’époque (…). Et pourtant, un cancre. » p. 23

C . La question de la place de l’enseignant.

- Quelle influence réelle pour les enseignants ?

- Quel impact pour l’égalité des chances et la discrimination positive si les conditions extérieures ne changent pas ?

- Comment faire pour substituer au déterminisme de l’habitus sans passer par l’institution scolaire

- Cas de dispositifs récents : les clubs « coup de pouce Club de Lecture Écriture », créés par Gerard Chauveau et mis en place par l’APFEE (Association Pour Favoriser l’Égalité des chances à l’École)

 

Conclusion

 

Bibliographie :

 

*** BOURDIEU, Pierre, PASSERON, Jean-Claude, Les héritiers. Les étudiants et la culture, Paris, Les éditions de Minuit, 1964. [en particulier le 1er chapitre]

BOURDIEU, Pierre, PASSERON, Jean-Claude, La reproduction. Éléments pour une théorie du système d’enseignement, Paris, Les éditions de minuit, 1970.

BOUDON, Raymond, L’inégalité des chances, Paris, Armand Colin, 1973.

PENNAC, Daniel, Chagrin d’école, Gallimard, coll. « Blanche », 2007.

APFEE, « Coup de pouce clé », sur le site : http://www.coupdepoucecle.fr/page/dispositif-definition.p21.html

 

 

* : à lire en priorité

26 nov 2009

Partiel socio

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Je suis désormais en mesure de vous confirmer les dates de l’examen partiel pour le cours d’ Eléments de sociologie : socialisation éducation, formation.

 

Celui-ci aura lieu le mercredi 23 décembre 2009 de 8h à 10h.

 

Les modalités de l’examen sont celles que j’ai exposé lors de la première séance du cours, et que vous pouvez retrouver dans le Descriptif du cours que j’ai mis en ligne.

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à m’envoyer un mail (samuel.renier@univ-lyon.fr) ou à vous renseigner directement auprès du secrétariat. Le planning des examens est également visible à l’adresse suivante : http://ispef.univ-lyon2.fr/spip.php?article1010 .

15 nov 2009

Socio – résumé et biblio cours 5

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2ème partie : L’ECOLE COMME VECTEUR EDUCATIF ?

La scolarisation et ses développements

Introduction

- La socialisation, et ses théories, offre une grille de lecture pour analyser les systèmes éducatifs

Quelles sont les modalités qui permettent à l’individu de s’intégrer socialement ?

Quelles sont celles qui lui permettent de se différencier ou non ?

Enfin, quelle marge d’interaction est laissée entre l’individu et le système ?

- La persistance des 3 niveaux d’analyse de Durkheim : représentations, structures, actions.

- 3 niveaux d’enseignement : primaire, secondaire, supérieur.

I . Le système éducatif français : entre intégration et individualisation.

A . Le système éducatif traditionnel (jusqu’aux années 60)

- La scolarisation obligatoire et son évolution : loi Ferry, loi Jean Zay, réforme Berthoin et Code de l’éducation.

- La progressive désertion scolaire (à travers les effectifs de l’année scolaire 1960-1961)

- La situation du baccalauréat

- Une sélection sociale très forte

B . Massification et égalitarisme.

- L’intégration scolaire (à travers les effectifs de l’année scolaire 2000-2001)

- La généralisation du baccalauréat

- L’influence de la création du « collège unique »

- Retour sur une mesure ministérielle : « 80 % de bacheliers »

C . La différenciation des trajectoires individuelles.

- Le cadre constitutionnel : de « l’égal accès à l’instruction » à la liberté de choix.

- La création et la diversification des filières d’enseignement secondaire.

- Une nouvelle forme de hiérarchie au sein des cursus ?

- Du central au local : l’action éducative à l’échelle micro-sociologique.

- Un débat qui concerne avant tout le but de l’éducation et l’insertion professionnelle.

II . Est-on en train de remettre en cause le système républicain ?

A . La controverse autour de la carte scolaire.

- Les principes de la carte scolaire

- 3 échelons d’application (art L212-213 code de l’éducation)

- Le système de dérogations.

- Vers une suppression ou un assouplissement ?

- Les conséquences de la réforme : ghettoïsation ou égalité des chances ?

- Le rapport Obin-Peyroux.

B . Le maintien de filières séparées à travers la réfome du lycée.

- Discours de Nicolas Sarkozy du 13 octobre 2009

- revaloriser les filières autres que scientifiques.

- Le maintien de filières séparées

- Une mobilité plus grande au sein des filières

C . La compétitivité des universités (non traité).

- la Loi relative aux libertés et Responsabilité des Universités (L.R.U.)

- La modification du statut des enseignants chercheurs.

Conclusion

 

Bibliographie

 

FAUPIN, Hervé, GODECHOT, Jacques, Les constitutions de la France depuis 1789, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2006.

 

OBIN, Jean-Pierre, VAN ZANTEN, Agnès, La carte scolaire, Paris, PUF, coll. « Que sais-je? », 2008.

 

PROST, Antoine, Education, société et politiques, Paris, Le Seuil, coll. « Points Histoire », 1997.

 

13 nov 2009

Socio – résumé et biblio cours 4

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L’interactionnisme comme dépassement

 

Introduction

 

I . L’individualisme méthodologique.

 

A . Postulats.

 

 

- L’individu et la société ne sont pas des donnés.

- Le besoin de « rites d’interactions » (Goffman)

- La vie sociale comme un vaste théâtre où il s’agit de ne pas perdre la face.

 

 

B . G.H. Mead, L’esprit le soi et la société (1934)

 

 

- « la conscience de soi n’est ni innée ni une donnée objective »

- Autrui signifiant / autrui généralisé

- La socialisation comme intériorisation des normes de l’environnement au sein duquel évolue l’individu.

 

 

C . Socialisation primaire et secondaire.

 

 

- Berger & Luckmann, La construction sociale de la réalité (1966)

- Distinction socialisation primaire / secondaire

- Du « choc biographique » à l’entrée dans des « sous-mondes institutionnels » : transition entre les deux types de socialisation.

 

II . La socialisation s’arrête-t-elle avec l’enfance?

 

A . Simmel et le contact inter-générationnel.

  

- G. Simmel, « Comment les formes sociales se maintiennent » (1897) repris in Sociologie et épistémologie, PUF, 1991.

- Les différentes générations ne se succèdent pas simplement mais s’entrecroisent

- C’est dans l’interaction que se fait la transmission des valeurs et des rôles entre les générations.

- L’interaction fournit à l’individu une socialisation à travers la participation à divers cercles de socialisation.

- La socialisation se fait autant dans la réception liée à l’interaction que dans la transmission plus tardive de l’autre côté de l’interaction.

 

 

B . La place de l’école.

 

 

- Les trois moments sociaux de la vie de l’individu dans l’interactionnisme : famille, école, société.

- La place centrale de l’école comme lieu de socialisation principal

- Les trois logiques à l’œuvre à l’école selon F. Dubet : transmission, organisation, orientation.

 

 

C . L’interactionnisme comme modèle de réconciliation et d’intégration.

 

 

- L’interactionnisme ne s’oppose pas aux deux courants précédents (fonctionnalisme / individualisme).

- Vis-à-vis des théories holistes : la socialisation comme intégration.

- Vis-à-vis des théories individualistes : la reconnaissance de la pluralité de l’individu.

 

Conclusion partielle (de la 1ère partie du cours)

 

- L’utilité des théories de la socialisation pour une sociologie de l’éducation vis-à-vis des dynamiques sociales dans lesquelles s’insèrent les acteurs du système scolaire.

- Elles permettent ainsi de mieux appréhender les phénomènes qui se jouent au sein de l’éducation : la socialisation est le processus par lequel s’opère la transition entre l’école et la société.

- Amène à penser et interroger l’organisation concrète du système d’enseignement au regard des enjeux de socialisation

 

Bibliographie :

 

Hormis les ouvrages cités ci-dessus, on consultera avec profit:

LE BRETON, David, L’interactionnisme symbolique, Paris, PUF, 2008.

 

 

Enfin, une version électronique du texte de Simmel est disponible à l’adresse suivante :

http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/philo/textesph/simmel_formes_sociales.pdf

13 nov 2009

Socio – devoir maison

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Pour rappel, voici le sujet du devoir maison servant d’entraînement avant l’examen terminal :

 

« Les enjeux sociologiques de la réforme du lycée »

 

(Bien qu’il ne s’agisse PAS d’un commentaire de texte) Voici l’adresse à laquelle vous pouvez trouver la retranscription du discours du Président de la République où il énonce les différents volets de cette réforme :

http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=13_10_Reforme_du_lycee2.pdf

 

Tout comme le devoir de philosophie, il s’agit d’un exercice facultatif.

 

S’agissant également d’une dissertation, ce travail répond aux mêmes impératifs méthodologiques. Il est donc important d’essayer de mettre en application les principes que nous avons vu lors de la séance de correction du 10 novembre. La difficulté du sujet réside précisément dans son caractère apparemment non interrogatif. Il convient donc de bien réfléchir autour de l’élaboration d’une problématique à partir de l’intitulé du sujet, afin de construire votre raisonnement sur une démarche solide.

 

Il est également conseillé de bien revoir les apports de la théorie sociologique vus dans la première partie du cours. En effet, un tel sujet doit vous inciter à aller au-delà de votre propre expérience de la situation lycéenne pour l’analyser à l’aide des outils que nous fournit la sociologie. Les différents points de votre démonstration doivent donc être argumentés.

Vous pouvez me rendre votre travail sous forme manuscrite à la fin des séances de cours, ou par courrier électronique à l’adresse suivante : samuel.renier@univ-lyon2.fr

La date limite de rendu des travaux est fixée au mardi 17 novembre 2009. La correction se fera lors de la séance suivante.