I. B. Les théories de l’individualisme

I. B. Les théories de l’individualisme

B . Les théories de l’individualisme

(Séance 3 – 05.10.10 + Séance 4 – 12.10.10)

 

Introduction :

 

-   Quelle est la place de l’individu au sein du système scolaire ?

-   L’individu peut-il être acteur de sa socialisation ?

-   Les inégalités sociales reflètent-elles un choix de la part des individus ?

 

I . L’individualisme méthodologique.

 

          a . Postulats.

-   Critiques faites au fonctionnalisme.

-   Les 3 postulats fondamentaux et leurs conséquences : l’individu comme élément de base de la sociologie.

-   Les 4 propriétés essentielles du système de rôles (Boudon, Logique du social)

          b . Les processus d’apprentissage des rôles.

-   Les rôles supposent nécessairement des processus d’apprentissage.

-   Ces processus se basent sur de l’information, toujours partielle.

-   Les acteurs sont amenés à interpréter les contraintes sociales.

-   L’interdépendance des acteurs fonde la société.

          c . La société est le fait des individus.

-   L’optimum de satisfaction est le moteur de l’action individuelle.

-   Les 4 ressorts de l’action (Max Weber, Economie et société)

-   L’importance des effets émergents : typologie.

          d . L’exemple de la baisse de productivité des diplômes.

-   Cas des titres requis pour se présenter aux concours de recrutement des enseignants du primaire.

-   La baisse de productivité s’explique par l’agrégation de nombreux comportements individuels convergents.

-   La hausse du niveau de diplôme comme conséquence du réajustement.

-   L’absence d’intentionalité présidant à cette longue évolution.

 

II . L’individualisme contemporain.

 

          a . La remise en cause des grandes catégories sociales (F. Dubet, Sociologie de l’expérience).

-   L’acteur est divisé entre 3 grandes logiques d’action.

-   L’individu n’est plus totalement son rôle, sa fonction.

-   L’individu fait le lien grâce au regard subjectif qu’il porte sur lui-même.

          b . Une socialisation individualisée (J-C Kaufman, La femme seule et le prince charmant)

-   L’expérience d’un déchirement identitaire.

-   L’individu, entre incorporation d’habitudes et processus subjectif (réflexivité)

-   Une socialisation par résistance aux modèles dominants.

-   Lien avec le concept de « socialisation par frottements » chez F. De Singly

          c . Le problème de la survivance de déterminismes sociaux (A. Ehrenberg, La fatigue d’être soi).

-   L’individualisation est une norme sociale contrainte.

-   La définition de cette injonction a évolué en même temps que la société.

-   Pathologie et thérapies des individus « hors-normes »

 

Conclusion de la séance

 

Bibliographie de la séance (*** = à lire en priorité) :

 

BOUDON, Raymond, La logique du social, Paris, Hachette, coll. « Pluriel », 2009 (1ère édition 1979).

*** DUBET, François, Sociologie de l’expérience, Paris, Seuil, coll. « La couleur des idées », 1994. (en particulier les chapitres « Les logiques de l’action » et « L’expérience scolaire. Lycéens et étudiants »)

EHRENBERG, Alain, La fatigue d’être soi. Dépression et société, Paris, Odile Jacob, coll. « Poches », 2000.

KAUFMAN, Jean-Claude, La femme seule et le prince charmant. Enquête sur la vie en solo, Paris, Nathan, coll. « Pocket », 1999. (en particulier le chapitre 9 « Être soi »)

*** MARTUCELLI, Danilo, DE SINGLY, Les sociologies de l’individu, Paris, Armand Colin, coll. « 128″, 2009. (en particulier les chapitres 1 et 3)

WEBER, Max, Economie et société 1. Les catégories de la sociologie, Paris, Pocket, coll. « Agora », 2003 (1921 pour l’édition originale allemande).