III. C. La formation au-delà de la scolarisation

III. C. La formation au-delà de la scolarisation

III. C. La formation au-delà de la scolarisation

(Séance 11 – 14.12.10)

 

Introduction

 

I . L’éducation à domicile : la socialisation a minima.

 

          a . Réalité de l’éducation à domicile et aspects légaux.

-   La garantie constitutionnelle de la liberté individuelle de choisir son instruction face à la réalité institutionnelle.

-   La réalité statistique : une pratique encore marginale

-   Le manque de données et la marginalisation opérée par l’Éducation Nationale : le « Rapport fait un nom de la commission d’enquête relative à l’influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique mentale des mineurs » n° 3507 rendu public le 12 décembre 2006.

          b . Les raisons d’un tel choix : essai de sociologie compréhensive. (C. Baker, Insoumission à l’école obligatoire,1985)

-   Raisons d’ordre idéologique

-   Raisons relatives à la psychologie enfantine et à l’épanouissement de l’enfant.

-   Raisons d’ordre sociologique : se défaire de la reproduction du système éducatif.

          c . Les conséquences (potentielles) sur la socialisation.

-   La revendication d’un individualisme exacerbé : une logique de retrait de toute vie sociale.

-   L’absence de structures sociales.

-   Le défaut d’interactions

 

II . La formation continue : la socialisation individualisée. (partiellement traité)

 

          a . Une logique de choix.

-   Dispositif légal.

-   Statistiques : l’augmentation actuelle.

-   Diversité des publics.

          b . Un cadre non-contraignant.

-   Les structures et les dispositifs de formation.

-   Une approche par compétence : donner les clés.

          c . Une socialisation active et complémentaire.

-   Une démarche de type individualiste

-   Une absence de reproduction?

-   Une logique d’interactions.

 

III . L’éducation populaire : la socialisation alternative.

 

           a . Genèse et développement de l’éducation populaire.

-   trouve son origine dans l’entre-deux guerres

-   Grâce notamment à la politique du Front Populaire (congés payés, olympiades populaires, réductions sur les transports et incitations aux loisirs)

-   Introduit une nouvelle conception du rapport à la jeunesse

-   Le tournant des années 1950 : une politique publique de la jeunesse en voie d’élaboration et le renforcement des organismes de jeunesse.

-   Depuis, un renforcement et une professionnalisation du secteur éducatif

-   Un subventionnement et une intervention étatique toujours aussi présents ?

           b . Une réalité protéiforme.

-   La diversité des structures : publiques, associatives, privées.

-   La diversité des acteurs : professionnels, occasionnels, bénévoles.

-   Traits statistiques principaux : un secteur en constant développement

-   « résulte de la nécessité de répondre à un besoin d’action sociale » (Source : « Les professionnels de l’action sociale, culturelle et sportive », Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville)

-   Un statut souvent précaire

          c . Une socialisation par l’éducation plus complète.

-   Socialisation : intégration et régulation par la vie en collectivité.

-   Individualisation : une liberté et une possibilité d’initiatives individuelles ou collectives accrues.

-   Interaction : élargissement des cercles de socialisation et apprentissage alternatif.

-   Des processus éducatifs en dehors de la scolarisation et de la reproduction : l’absence de logique officielle, palier aux lacunes inhérentes aux habitus individuels.

-   Complète véritablement la scolarisation plus qu’elle ne la remplace.

 

Conclusion

 

Bilbiographie de la séance (*** = à lire en priorité) :

 

AUGUSTIN, Jean-Pierre, GILLET, Jean-Claude, L’animation professionnelle. Histoire, acteurs, enjeux, Paris, L’Harmattan, coll. « débats jeunesses », 2000.

BAKER, Catherine, Insoumission à l’école obligatoire, Paris, Bernard Barrault, 1985. [disponible sur : http://tahin-party.org/textes/cbaker.pdf.zip ]

DUBAR, Claude, La formation professionnelle continue, Paris, La découverte, coll. « Repères », 2004 (5ème édition).

HOUSSAYE, Jean (dir.), Colos et centres de loisirs : institutions et pratiques pédagogiques, Vigneux, Matrice, 2010.

*** MIGNON, Jean-Marie, Une histoire de l’éducation populaire, Paris, La découverte, coll. « Alternatives sociales », 2007.

*** MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, « 7. La formation continue », in Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, 2010. [disponible sur : http://media.education.gouv.fr/file/2010/16/9/RERS_2010_152169.pdf ]

PROST, Antoine, « Jeunesse et société dans la France de l’entre-deux-guerres », in Éducation, Société et politiques, Paris, Le seuil, coll. « points histoire », 1997.